Apnées du sommeil : les bénéfices du traitement par PPC

Le traitement par ventilation à pression positive continue (dit PPC) augmenterait de manière significative les chances de survie des patients souffrant d’apnée du sommeil selon l’étude ALASKA réalisée à l’initiative de ResMed, leader dans les solutions innovantes pour le traitement des troubles respiratoires liés au sommeil, et acteur de la santé connectée, en partenariat avec le Pr.Jean-Louis Pépin, la start-up Sêmeia et les Universités de Grenoble, San Diego et Sydney.

Les résultats de l’étude [1] sont présentés dans le cadre de l’European Respiratory Society (ERS) International Congress 2021 par le Pr. Jean-Louis Pépin. Elle fait partie des 14 études présentées, ou soutenues par ResMed dans le cadre de cet événement.

ALASKA s’appuie sur les données de 176 000 patients, issues du Système National des Données de Santé (SNDS), géré par la Caisse nationale de l’assurance maladie (CNAM). Les analyses mettent en évidence que les patients adhérents à leur traitement PPC ont 39% plus de chance de survie que les patients qui arrêtent la PPC au cours de la première année.

 « Le traitement de l’apnée du sommeil par PPC peut aider à vivre plus longtemps ; c’est la principale conclusion à tirer de cette étude » indique Daniela Ehrsam-Tosi, Directrice des affaires médicales Europe chez ResMed. « L’implémentation de stratégies visant à assurer l’utilisation de la PPC dans la 1re année est importante et peut contribuer à une amélioration de la survie globale des patients ».

Cette seconde analyse, portant sur la corrélation entre mortalité et non-adhésion du traitement par PPC fait suite à la première analyse des données ALASKA sur 480 000 patients publiée en mars 2021 qui portait sur l’impact des comorbidités sur la poursuite du traitement à long terme[2].

La PPC est aujourd’hui utilisée par plus d’1,4 million de Français à leur domicile. L’adhérence à la PPC est un point clé pour la réussite de la prise en charge, or d’après les données de l’étude 48% des patients diagnostiqués arrêtent leur traitement avant 3 ans. Le Professeur Jean Louis Pépin déclare :
« L’accès aux données du SNDS est une vraie chance pour la recherche. Les données de vie réelle permettent aux chercheurs d’accélérer leurs travaux sur les maladies respiratoires chroniques, comme l’apnée du sommeil ou la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) et d’appréhender l’impact de la prise en charge à grande échelle et à long terme. Ces données « de la vraie vie » sont non biaisées, représentatives de l’effet d’un traitement en population générale, essentielles et complémentaires aux résultats des études randomisées déjà publiées dans le domaine du sommeil.»

À propos des partenaires :

ResMed : ResMed (NYSE : RMD, ASX : RMD) est une société à l’avant-garde de solutions innovantes qui permettent de soigner les personnes à leur domicile et de leur éviter une hospitalisation, en leur donnant les moyens d’améliorer leur qualité de vie et d’être en meilleure santé. Leurs dispositifs médicaux connectés au cloud transforment les soins des patients souffrant d’apnée du sommeil, de BPCO et d’autres maladies chroniques. Les plateformes complètes de logiciels extrahospitaliers soutiennent les professionnels et soignants qui aident les patients à se soigner à domicile ou dans l’environnement de soins de leur choix. En favorisant de meilleurs soins dans plus de 140 pays, nous améliorons la qualité de vie des patients, réduisons l’impact des maladies chroniques et réduisons les coûts des systèmes de santé. Pour plus d’infos consultez : www.resmed.com et suive @ResMed.

Le Professeur Jean-Louis Pépin, pneumologue et PU-PH en physiologie clinique au CHU Grenoble-Alpes, est directeur du laboratoire HP2 (Inserm). Il est co-porteur du programme scientifique pluridisciplinaire « Life Trajectories » de l’Initiative d’Excellence de l’Université Grenoble-Alpes (UGA) et titulaire de la chaire « E-santé et données massives pour un soin intégré des maladies chroniques et du sommeil » de la Fondation UGA et de la chaire « médecine de trajectoires » de l’institut MIAI de Grenoble.

Sêmeia propose aux établissements et aux professionnels de santé un service innovant de télésuivi appuyé par l’intelligence artificielle pour améliorer la prise en charge des patients atteints de maladies graves ou chroniques. Sêmeia propose aux équipes de soin un service de télésuivi clef en main et leur offre les moyens d’accéder de manière simple et efficace aux informations pertinentes pour le suivi de leur patient sans perdre leur temps à saisir des données grâce à leur technologie de collecte automatique des données de santé en ville et à l’hôpital (parcours de soins, analyses biologiques, objets connectés…). Pour plus d’infos, consultez : https://semeia.io/

Le SNDS : Le Système national des données de santé (SNDS) regroupe et chaîne les principales bases de données de santé nationales existant en France, c’est-à-dire les informations de santé de plus de 65 millions de Françaises et de Français. Géré par la Caisse Nationale de l’Assurance Maladie (CNAM), il a pour objectif de chaîner :

  • les données de l’Assurance Maladie (base SNIIRAM) ;
  • les données des hôpitaux (base PMSI) ;
  • les causes médicales de décès (base du CépiDC de l’Inserm) ;
  • les données relatives au handicap (en provenance des MDPH – données de la CNSA) ;
  • un échantillon de données en provenance des organismes d’Assurance Maladie complémentaire.

Pour plus d’infos consultez : https://www.snds.gouv.fr/SNDS/Accueil

[1] Pepin JL et al. “CPAP termination and all-cause mortality: a French nationwide database analysis.” ERS abstract, 2021

[2] Pépin J-L, Bailly S, Rinder P, Adler D, Szeftel D, Malhotra A, Cistulli PA, Benjafield A, Lavergne F, Josseran A, Tamisier R, Hornus P, on behalf of the medXcloud Group. CPAP Therapy Termination Rates by OSA Phenotype: A French Nationwide Database Analysis. Journal of Clinical Medicine. 2021; 10(5):936. https://doi.org/10.3390/jcm10050936

[Source : www.caducee.net du 9 sept. 2021]