Vaccination Anti-Covid 19 : priorité aux plus fragiles

Dans un communiqué du 24 décembre, la Haute Autorité de Santé (HAS) confirme la priorisation des populations les plus âgées et exposées dans la campagne de vaccination qui vient de s’ouvrir.

Le vaccin Comirnaty® (BNT162b2) à ARNm Covid-19 est le premier vaccin à avoir obtenu une autorisation de mise sur le marché (AMM) conditionnelle en Europe le 21 décembre dernier dans l’indication « immunisation active pour prévenir la Covid‑19 due au virus SARS‑CoV‑2, chez les personnes âgées de 16 ans et plus », indique la Haute Autorité de Santé (HAS)

Après une étude minutieuse du profil de tolérance du vaccin, la HAS a confirmé ses recommandations de priorisation des personnes les plus vulnérables et les plus exposées au risque de Covid-19 dans les phases 1, 2 et 3 de la vaccination. “Cette stratégie est celle qui permet la plus grande réduction des formes sévères et des décès, note la HAS. Celles-ci s’appliquent à l’utilisation du vaccin Comirnaty® qui peut être utilisé chez les personnes ayant de plus de 16 ans et y compris les patients les plus âgés” Ces modèles seront régulièrement revus et le cas échéant adaptés pour tenir compte des nouvelles données disponibles, notamment en matière d’effet du vaccin sur la transmission du virus.

De son côté, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) en assurera le suivi et fera régulièrement le point sur les données de pharmacovigilance du vaccin. Les recommandations de la HAS seront ainsi susceptibles d’être revues si des effets indésirables graves ou inattendus se déclaraient.

Pas de vaccin pour ceux qui ont contracté la Covid-19

Concernant la vaccination des personnes ayant déjà développé une forme symptomatique de la Covid-19, la HAS souligne qu’il n’y a pas lieu, à ce stade, de vacciner systématiquement ces personnes, qui doivent pouvoir être vaccinées si elles le souhaitent à l’issue d’une décision partagée avec le médecin traitant.

Dans ce cas, elle recommande de respecter un délai minimal de 3 mois après le début des symptômes avant de procéder à la vaccination et de ne pas vacciner en présence de symptômes persistants.

les médecins doivent pouvoir proposer la vaccination au cas par cas, sur la base de la balance bénéfices/risques individuelle, chez les patients pour lesquels les risques liés à la Covid-19 apparaissent majeurs, au regard de la présence de facteurs de vulnérabilité très particuliers et/ou de certaines comorbidités, augmentant le risque chez ces sujets de forme sévère de Covid-19 (dès lors que les doses de vaccins seront disponibles et accessibles).

La stratégie vaccinale décrite par la HAS en décembre sera revue en fonction de l’évolution des connaissances, notamment au regard des résultats complets des essais de phase 3 de chaque candidat vaccin et des données épidémiologiques, en ce qui concerne l’impact du vaccin sur la transmission du SARS-Cov2. Cet impact étant aujourd’hui méconnu, la HAS insiste sur la nécessité, à ce stade, de maintenir l’ensemble des gestes barrières et des mesures de distanciation physique.