21 nov : Journée mondiale de la BPCO

La première Journée mondiale de la BPCO s’est tenue en 2002. Chaque année, des organisateurs dans plus de 50 pays ont mené des activités pour faire de cette journée l’un des événements les plus importants de sensibilisation et d’éducation sur la BPCO au monde. L’ADIRA participe normalement à l’information sur cette pathologie en étant présente à l’hôpital de Rodez. La pandémie nous a imposé cette année de nous soustraire à cette rencontre avec les patients. A notre grand regret.

Le thème de la Journée mondiale 2020 de cette Journée Mondiale est «Bien vivre avec la BPCO – Tout le monde, partout». L’objectif de cette année est d’envoyer un message positif aux patients et aux prestataires de soins : bien que la BPCO n’ait pas de remède à cette pathologie qui affecte plus de 3 millions de personnes en France, il existe de nombreuses façons de vivre activement.

Ce qui se cache derrière l’acronyme BPCO

La BPCO, ou broncho-pneumopathie chronique obstructive, a longtemps été surnommée, à raison, un “tueur silencieux”. Elle constitue la 3è cause de mortalité évitable dans le monde d’après l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Si on estime à 3,5 millions le nombre de personnes concernées en France par la BPCO (7,5% de la population), ce chiffre est probablement sous-estimé, car de nombreux patients s’ignorent et cette maladie est encore largement sous-diagnostiquée ! Actuellement 64 millions de personnes ont une BPCO dans le monde, et 3 millions de personnes en sont mortes.

Les symptômes les plus communs de la BPCO sont la dyspnée, ou «manque d’air», la production excessive de crachat, et une toux chronique. Cependant, BPCO n’est pas simplement une «toux de fumeur», mais une maladie sous-diagnostiquée, une affection pulmonaire qui met la vie en danger et qui peut mener progressivement à la mort.

Principaux facteurs de risque
  • le tabagisme, qui est la première cause, et de loin, de la BPCO.
  • la pollution atmosphérique intérieure (telle que les carburants de biomasse utilisé pour faire la cuisine et pour le chauffage);
  • la pollution atmosphérique extérieure, industrielle ou urbaine;
  • l’exposition à des risques professionnels dus à la présence de poussières ou de produits chimiques.

Une prise en charge efficace de la BPCO comprend quatre volets:

  • évaluer et suivre la maladie;
  • diminuer les facteurs de risque;
  • prendre en charge les patients souffrant d’une BPCO à l’état stable;
  • traiter les exacerbations.

Les objectifs d’une prise en charge efficace de la BPCO sont les suivants:

  • prévenir la progression de la maladie;
  • soulager les symptômes;
  • améliorer la tolérance à l’effort;
  • améliorer l’état de santé;
  • prévenir et traiter les complications;
  • prévenir et traiter les exacerbations;
  • diminuer la mortalité.

La réhabilitation respiratoire, un traitement sur mesure

L’Aveyron dispose à Ceignac d’un centre de réhabilitation respiratoire, basé au sein de l’établissement SSR des Tilleuls, ouverts en 2018. “La réhabilitation respiratoire s’adresse tout particulièrement aux patients souffrants d’insuffisance respiratoire dès l’apparition de la dyspnée et d’une manière plus globale à tous les patients qui souffrent d’essoufflement”, souligne Dr. Ioana Nebunescu, pneumologue en charge du service ouvert aux patients BPCO. Pour avancer sur ce parcours, la motivation du patient constitue un élément clé. Cette réhabilitation doit être adaptée aux besoins des patients et elle dure en centre, en moyenne, quatre semaines, durant lesquelles les patients bénéficient de 20 séances d’entrainement au vélo et à l’exercice physique, soit 5 séances par semaine. Le séjour est assorti d’un soutien psychologique et de séances d’éducation thérapeutique.

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