BPCO : Un traitement innovant à l’étude au CHU de Toulouse

Pour compléter l’offre thérapeutique de prise en charge de la BPCO, un traitement endoscopique innovant fait l’objet d’un essai international de grande envergure depuis le 1er septembre 2019. Depuis trois mois, le service de pneumologie du CHU de Toulouse participe à l’étude AIRFLOW 3 menée dans 40 centres dans le monde dont huit en France

Sont concernés 25 centres aux Etats-Unis, deux au Canada, treize en Europe, dont huit en France, parmi lesquels celui de l’équipe de pneumologie du CHU de Toulouse.
Cette étude vise à évaluer les bénéfices d’une nouvelle technique de destruction des nerfs bronchiques par radiofréquence afin d’améliorer la qualité de vie des patients souffrants de BPCO et de réduire les hospitalisations.
Car si cette maladie chronique qui obstrue les bronches de manière irréversible ne se guérit pas, les médecins cherchent des solutions pour compléter les traitements existants.
Ce nouveau geste, réalisé sous anesthésie générale, consiste à détruire une partie des nerfs des bronches en les chauffant par radiofréquence. Les bronches sont ainsi libérées des nerfs qui les contractent de manière anormale. Le but est d’éviter une hyperactivité musculaire et donc une inflammation plus importante.
Les résultats attendus, observés dans les études précédentes, sont une diminution de l’essoufflement, du risque d’infections (bronchites, pneumonies), du risque d’exacerbations (aggravation transitoire des symptômes de la maladie) qui nécessitent souvent des hospitalisations et accélèrent l’évolution de la maladie.

« Les premières phases de l’étude ont montré que cette dénervation pulmonaire permet de réduire les spasmes et les sécrétions. On diminue l’essoufflement et le risque d’aggravation transitoire de la maladie (exacerbation) qui peut conduire le patient jusqu’à l’hospitalisation », explique le Dr Nicolas Guibert, pneumologue à l’hôpital Larrey (CHU de Toulouse).

L’inclusion des patients est toujours en cours au 1er décembre .
Pour pouvoir participer à l’étude AIRFLOW 3, il faut :
– être âgé de 40 à 75 ans ;
– avoir cessé de fumer depuis au moins deux mois ;
– avoir eu au moins deux aggravations de sa BPCO au cours de l’année avec recours à des traitements ou hospitalisation ;
– suivre le traitement de fond conventionnel de la BPCO ;
– remplir certains critères d’indice de masse corporelle et de mesures du souffle.

Contact : Les personnes intéressées peuvent prendre contact directement avec le Docteur Nicolas Guibert, pneumologue à l’Hôpital Larrey (guibert.n@chu-toulouse.fr) ou par l’intermédiaire de leur médecin traitant ou de leur pneumologue.