20 novembre 2019 : L’ADIRA présente à l’hôpital de Rodez dans le cadre de la Journée Mondiale contre la BPCO

L’ADIRA présente le 20 novembre 2019 au centre hospitalier de Rodez

Depuis le 1er novembre dernier se tient l’opération « Moi(s) sans Tabac » qui vise à encourager les fumeurs à arrêter le tabac. L’ADIRA, association qui rassemble les personnes atteintes de maladies respiratoires était présente le 20 novembre, Journée Mondiale de lutte contre la BPCO, dans le hall du Centre Hospitalier de Rodez pour sensibiliser le grand public à la BPCO, dont la cause principale est précisément le tabac.

Objectif de cette journée mondiale: alerter les patients – et les professionnels de santé de l’établissement –  sur les dangers de cette maladie silencieuse, irréversible et qui se manifeste souvent quand il est déjà trop tard.

Le thème défini cette année, pour la Journée Mondiale est « Les aidants, un soutien indispensable ». La journée a mis l’accent sur l’arrêt du tabac, en première place des bonnes pratiques pour préserver le souffle.

Car la BPCO n’est pas une maladie anodine : elle concerne 3,5 millions de personnes en France, dont plus de 100 000 sont sous assistance respiratoire permanente.

Raison de plus pour dépister cette maladie qui peut éventuellement vous concerner.

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      Qu’est ce que la BPCO ?

La BPCO est une maladie respiratoire chronique

  • définie par une obstruction permanente et progressive des voies aériennes,
  • causée par l’association, variable selon les patients,

– d’une diminution du calibre des bronchioles du fait de modifications anatomiques (remodelage)

– et d’une destruction des alvéoles pulmonaires (emphysème).

  • La cause la plus fréquente est le tabac.
  • Cette obstruction est associée a une réponse inflammatoire pulmonaire anormale a des toxiques inhales (tabac, polluants…).

Quels sont les symptômes de la BPCO ?

  • Les principaux symptômes respiratoires de la BPCO sont :
    – l’essoufflement (dyspnée)
    – la toux, l’expectoration (bronchite chronique)

Ce qui doit vous alerter !

  • Il est anormal d’être essoufflé à la marche ou à la montée d’un étage
  • Il est anormal de tousser et cracher de façon quotidienne même (et a fortiori) si on fume

Ces symptômes doivent mener à une consultation pour évoquer le diagnostic de BPCO. Une simple mesure du souffle permettra déjà d’estimer vos difficultés respiratoires. Elle sera, au besoin, suivie d’une mesure plus approfondie, fondée sur la spirométrie, qui pourra être effectuée chez un pneumologue. D’autres examens pourront également être réalisés (test de marche, mesure des gaz du sang, radiographie, scanner thoracique

Peut-on guérir de la BPCO ? Comment la soigner ?

Aucun traitement ne guérit cette maladie, mais des moyens efficaces permettent d’éviter qu’elle évolue, de diminuer les symptômes et donc d’améliorer la qualité de vie de ces patients.

Les médicaments : les traitements par bronchodilatateurs sont indiqués en cas d’essoufflement (généralement inhalés, ces médicaments ont pour but d’ouvrir les bronches afin d’améliorer le passage de l’air). Les corticoïdes peuvent être associés eux aussi par voie inhalée, pour diminuer l’inflammation des bronches dans les formes évoluées de la maladie.

La kinésithérapie est utile en cas d’encombrement des bronches lors des exacerbations avec augmentation du volume ou de la viscosité des crachats. Le réentraînement à l’effort est indiqué dans le cadre d’une réhabilitation respiratoire.

L’oxygénothérapie : au stade de l’insuffisance respiratoire chronique, il peut être nécessaire d’apporter de l’oxygène au malade, grâce à une machine (concentrateur ou extracteur, ou à un réservoir rechargeable oxygène liquide – ).

Le traitement chirurgical est envisagé en dernière intention et ce, dans des cas très particuliers pour traiter l’emphysème .

Les vaccinations annuelles contre la grippe et tous les cinq ans contre le pneumocoque sont conseillées afin d’éviter les infections

La BPCO en quelques chiffres :

3,5 millions de personnes touchées, soit 8 % de la population adulte.

> Plus des 2/3 des malades ne sont pas diagnostiqués ou alors tardivement au stade du handicap respiratoire

> 16 000 décès chaque année chez des adultes âgés d’au moins 45 ans, donc beaucoup plus que les morts par accidents de la route.

> Chaque année, 40 000 nouveaux malades admis au régime des Affections de Longue Durée (ALD) pour insuffisance respiratoire chronique

> 100 000 malades sont sous oxygène à domicile

> 800 000 journées d’hospitalisation annuelles pour des complications liées à la BPCO (insuffisance respiratoire aiguë au cours d’une exacerbation sévère)

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BPCO : êtes-vous concerné ?

– Fumez-vous ou avez-vous fumé ?
– Etes-vous souvent et rapidement essoufflé ?
– Toussez-vous le matin ?
– Avez-vous régulièrement des bronchites ?

Si vous répondez par oui à une ou plusieurs de ces questions,

il faut faire mesurer votre souffle. Consultez pour cela votre médecin traitant.

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La BPCO au quotidien

BPCO sévère et voyage

On peut partir en voyage à condition de :
– Savoir quel est son niveau de souffle (VEMS) et d’oxygénation dans le sang au repos
– Avoir sur soi des informations précises sur sa maladie et son traitement
– Etre capable de reconnaître et gérer un début d’exacerbation respiratoire.

L’avion peut poser problème lorsque la BPCO a évolué. En effet, le vol risque de renforcer le manque d’oxygène dans le sang. Il peut être nécessaire d’être mis sous oxygène pendant le vol ou d’adapter son oxygénothérapie. Dans tous les cas, il n’est pas possible d’utiliser son propre matériel ; des bouteilles d’oxygène seront fournies par la compagnie qui doit être prévenue suffisamment à l’avance (au moins 15 jours).

BPCO et alimentation/poids

Etre en surpoids ajoute une diminution de la capacité pulmonaire. Il convient donc de mettre en place des mesures diététiques afin de retrouver un poids normal sans pour autant perdre du muscle. Le problème de dénutrition est majeur lors des stades évolués de la maladie : en effet, 50% à 60% des personnes atteintes de BPCO évoluées sont en état de dénutrition.

Le patient doit donc être attentif à une éventuelle fonte musculaire.

Un apport calorique suffisant doit compenser et permettre une reconstruction des muscles. Il faut tout au long de l’évolution de la BPCO rester  vigilant face à ce risque.