L’ADIRA en croisière à Garabit

Pour sa sortie de printemps, l’ADIRA a convié ses adhérents pour une croisière sur le lac de Garabit. Le départ a été donné au pied du célèbre viaduc construit par Gustave Eiffel.

C’est sur le parking du Géant Casino d’Onet-le-Chateau que la vingtaine de membres adhérents de l’ADIRA s’est donnée rendez-vous au petit matin du 8 juin pour une ballade en direction du lac de la retenue de Grandval, qui est l’un des trois lacs de barrage aménagés sur la Truyère, dans le Cantal.

Une heure et demi plus tard, le minibus a déposé son équipage au pied du Viaduc de Garabit, qui domine le lac artificiel sauvage de quelque 1100 hectares, où une confortable embarcation de trois ponts attendait ses croisièristes pour une ballade de trois bonnes heures. Au pied du bateau, outre l’équipage de l’ADIRA, d’autres groupes, venus du centre de la France, voire de Hollande, attendaient également d’embarquer.

Le groupe d’adhérents de l’ADIRA

A peine à bord, le navire-restaurant ayant largué ses amarres, tous furent invités à passer à table dans la salle du pont inférieur, où un “capitaine animateur” dispensa les premières informations sur le menu comme sur le déroulé de la journée, qui devait conduire les passagers sur la Truyère, au milieu d’un magnifique environnement boisé, au cœur de gorges sauvages et verdoyantes sur un itinéraire total de quelques 52 km.

Quelques pas de valse à quatre temps

Le déjeuner, servi par une sympathique équipe, permit à tout un chacun d’échanger souvenirs et informations sur les lieux, soit autant de propos ponctués par quelques chansons et bonnes histoires de l’animateur de la compagnie fluviale. Les plus en forme se laissèrent même aller à quelques pas de valse entre deux plats.

Un repas convivial avec la bonne humeur au menu

La ballade a ainsi conduit les croisièristes 25 km plus loin, jusqu’au site romantique du château d’Alleuze, une ancienne forteresse du XIVe siècle perchée sur un éperon rocheux qui surplombe majestueusement une partie du lac. Ce poste avancé de la citadelle de Saint-Flour, a été la propriété, au XIIe siècle, de Béraud VIII, de Mercœur, connétable d’Auvergne, seigneur d’Aubijoux et d’Alleuze, avant de devenir celle des évêques de Clermont. Au cours de la guerre de Cent Ans, Bernard de Garlan, du parti des Anglais, s’en empara. Il sema la terreur dans la région et ce n’est qu’à prix d’or que l’on parvient à le déloger. Pour éviter que Garlan ait des successeurs, les habitants de Saint-Flour incendient le château en 1405. Pris par les Huguenots en 1575, les tours du château furent par la suite utilisées comme geôles par les évêques de Clermont. Aujourd’hui, les ruines du château, vestiges d’une histoire ancienne, dominent le lac depuis leur colline.

Le Château d’Alleuze

Au retour, les voyageurs purent contempler depuis le pont supérieur du bateau le magnifique viaduc de Gustave Eiffel.

Ouvrage d’art de la ligne de Béziers à Neussargues (dite aussi ligne des Causses), le viaduc a nécessité 250 tonnes de fer, assemblées par 700 000 rivets, le tout construit entre 1881 et 1884. Il repose sur sept piles en fer puddlé de hauteur variable (jusqu’à 80 m pour les deux plus hautes)
Long de ‎564,69 mètres et haut de ‎122 mètres, il a été mis en service le‎ ‎27 mai 1888 par la Compagnie des chemins de fer du Midi et du Canal latéral à la Garonne concessionnaire de la ligne.

Le viaduc de Garabit apparaît dans les films suivants : L’Enfer (1964) d’Henri-Georges Clouzot, “Un homme de trop” (1967) de Costa-Gavras, “Le Pont de Cassandra” (1976) de George Cosmatos, et plus récemment Camping 2 (2010) de Fabien Onteniente.

Une fois débarqué, le groupe put contempler une dernière fois la beauté du site, avant de remonter dans le bus pour rallier Rodez, dernière étape de la journée. Ce dernier trajet fut agrémenté de quelques bonnes blagues, racontées par Jean Derruau, président de l’association, ainsi que par quelques chansons auxquelles s’associèrent les voyageurs.

L’ambiance a régné dans le bus, à l’aller comme au retour.