S’informer pour mieux gérer sa maladie

Le Centre de rééducation cardio-respiratoire les Tilleuls, basé à Ceignac, a récemment accueilli pour une journée de formation une dizaine de membres du groupe de l’ADIRA, qui participent chaque semaine à des séances d’activité physique adaptée, sous l’égide de l’association Partn’Air. Au menu : les maladies respiratoires et comment bien les gérer.

Les membres de l’ADIRA écoutent attentivement le Dr Nebunescu

L’ADIRA offre la possibilité à ses membres adhérents de bénéficier, chaque jeudi, entre 14h30 et 16h, de séances d’activité physique adaptée (APA) ouvertes aux personnes qui le souhaitent. Cette activité est placée sous l’égide de Partn’Air et les séances sont encadrées par Maria Sainz, une kinésithérapeute de Rodez, formée à cet effet, ou par Fabrice Semerle, éducateur salarié de Partn’Air. Dans le prolongement de cette activité, l’ADIRA et Partn’Air, ont souhaité proposer aux patients de participer à une journée d’Education Thérapeutique du Patient (ETP), qui s’est déroulée le 20 mai dernier dans les locaux du service de réhabilitation respiratoire, dirigé par le Dr Ioana Nebunescu-Schirliu.

la Journée s’est ouverte avec le thème “Bien gérer son insuffisance respiratoire”
développé par Céline, infirmière au centre des Tilleuils.

Pour bien gérer sa maladie, encore faut-il la comprendre, savoir quels organes sont en cause et pourquoi ces derniers ont pu subir un dérèglement ? En un mot, il faut apprendre à bien gérer son insuffisance respiratoire, dont les causes et les effets varient d’un individu à l’autre. La journée de Ceignac a ainsi débuté par quelques précieuses explications sur la physiologie de l’appareil respiratoire, données sous forme de trois petits films respectivement consacrés au système respiratoire dans son ensemble, à son fonctionnement et à ses réactions pendant l’activité physique que nous réalisons au quotidien. “Il faut se rappeler que plus nous bougeons, plus le débit respiratoire va augmenter et avec lui le volume d’air absorbé. Les échanges oxygène / sang en seront affectés en permanence “, a souligné Céline, l’infirmière qui a animé cette 1ère séquence de la journée. “Il faut donc apprendre à faire des efforts à son rythme, sachant que plus on est entraîné à bouger, plus on augmentera sa capacité respiratoire.”

Laure, ergothérapeute explique quels sont les bons gestes à accomplir au quotidien

Apprendre les bons gestes et les bonnes postures

Après un déjeuner pris en commun dans l’établissement, la journée s’est poursuivie avec Laure, une jeune ergothérapeute des Tilleuls qui a donné aux participants de précieux conseils pour bien gérer son essoufflement. Car il existe des techniques simples pour diminuer son essoufflement quand on est un malade respiratoire. “Le secret de la respiratoire abdominale, c’est de repérer votre diaphragme et de vous en servir pour respirer”, a souligné Laure en introduction à sa séance. Il faut également apprendre à utiliser les muscles des épaules et du haut de la poitrine pour bien respirer. “Car les muscles sur-utilisés deviennent tendus, consomment plus d’oxygène et ne travaillent pas aussi bien que des muscles détendus”. La séance fut ainsi mise à profit pour apprendre les bons gestes et les bonnes postures qui permettent de réduire l’essoufflement. “Il est important de modérer votre rythme et de faire des pauses entre les tâches”, a conclu l’ergothérapeute qui a donné aux participants de nombreux conseils pour apprendre à gérer leur souffle dans les situations de la vie courante.

“N’attendez pas pour vous traiter, a souligné le Dr Ioana Nebunescu

Bien suivre son traitement

La session s’est achevée avec le Dr Ioana Nebunescu, pneumologue, responsable du service de réhabilitation respiratoire, que les participants ont pu visiter au préalable. Cette dernière est ainsi revenue sur les nombreux traitements à disposition des patients souffrant de BPCO, d’asthme ou de dilatation des bronches. “N’attendez pas pour vous traiter, a rappelé le médecin. Car tout tient à un fil et si toute la toile est tissée en un ou deux mois, cela ne cassera pas aisément”. Une exacerbation peut terrasser un malade qui mettra un temps important pour récupérer et “deux hospitalisations par an ce n’est pas bon du tout”, confirme le médecin. Une revue complète des dispositifs médicaux à disposition des patients souffrant d’insuffisance respiratoire complètera les nombreuses explications données sur les traitements disponibles à ce jour. L’accent a également été mis sur une bonne observance – ou suivi – de son traitement pour améliorer son efficacité et gagner en qualité de vie.
Les participants de cette journée se sont quittés satisfaits des nombreuses informations recueillies. Ils devaient se retrouver jeudi 24 mai pour leur habituelle séance d’activité physique adaptée, au siège de la SADIR, à Bel Air.