Recul des ventes de tabac en 2018

Bonne nouvelle pour la Santé Publique : l’effet prix sur les cigarettes commence à jouer ! Au cours de l’année écoulée, 40,23 milliards de cigarettes ont été livrées aux buralistes dans l’Hexagone, contre 44,36 milliards en 2017, soit une baisse de 9,15 %, selon des chiffres de Logista, fournisseur de la quasi-totalité des points de vente.

Globalement sur l’année passée, les livraisons de tabac (cigarettes, tabac à rouler, cigares et tabac à mâcher) sont en baisse de 9,15 %. « C’est une politique de santé publique qui marche, cela va faire des milliers de vies sauvées, c’est important », s’est félicité Bertrand Dautzenberg, pneumologue à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière. Selon ce tabacologue, cette baisse des ventes de cigarettes résulte clairement de la hausse d’un euro du prix du paquet appliquée le 1er mars 2018.
la hausse a « motivé beaucoup de gens à arrêter de fumer : le prix est redevenu un facteur d’arrêt du tabac, car fumer un paquet par jour coûte maintenant 240 euros par mois », a-t-il fait valoir. Le prix moyen du paquet devrait atteindre 10 euros d’ici novembre 2020. L’effet de cette hausse a été « boosté », a ajouté le Professeur Dautzenberg, par « les autres mesures du programme national de lutte contre le tabac, comme le paquet neutre, qui joue beaucoup sur les jeunes » en retirant à la cigarette son côté « glamour ».

Une 1ère génération sans fumeurs en 2034

En novembre dernier l’opération “Mois(s) sans Tabac” a dû également contribuer à sensibiliser les fumeurs sur les méfaits du tabac et la nécessité d’arrêter de fumer. L’opération a eu un « effet massif », a assuré le tabacologue. Les prescriptions des traitements substitutifs au tabac (patchs, pastilles, gommes à mâcher) ont bondi de 75 % entre mars et septembre, selon l’Assurance maladie. Rappelons que Marisol Touraine, ministre de la Santé sous le gouvernement Hollande, avait en 2014, avancé ses objectifs dans la lutte anti tabac : « Dans 5 ans, le nombre de fumeurs doit avoir baissé de 10 % », affirmait-elle alors. « Dans 10 ans, nous devons être descendus sous la barre des 20 % de fumeurs. Dans moins de 20 ans, nous voulons que les enfants qui naissent aujourd’hui, soient la première génération de non-fumeurs. » Nous sommes presque arrivés à la première étape avec la baisse de 9 % en 2018.